Deux émissaires du dalaï-lama en route pour la Chine

Deux émissaires du dalaï-lama en route pour la Chine
Il y a 1 heure

DHARAMSALA, Inde — Les services du dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil, ont annoncé vendredi que deux émissaires sont partis pour la Chine pour des pourparlers destinés à mettre un terme à la crise du Tibet.

Dans un communiqué, le bureau du dalaï-lama a précisé que les deux envoyés arriveront en Chine samedi pour des "discussions informelles avec des représentants de la direction chinoise".

Il s'agira des premiers contacts officiels entre des représentants des Tibétains en exil et le gouvernement chinois depuis les violentes émeutes de mars au Tibet durement réprimées par Pékin.



Timide reprise de contact entre la Chine et le dalaï lama
Ils sont deux. Deux émissaires du dalaï lama sont en route pour Pékin. Ils seront demain dans la capitale chinoise, pour des entretiens "avec des responsables du gouvernement".


C'est le porte-parole du gouvernement tibétain en exil qui a annoncé ce matin le départ pour Pékin de deux représentants du dalaï lama. On est donc encore loin d'un dialogue direct entre le leader spirituel tibétain et les autorités chinoises, mais ce sera quand même le premier contact depuis les émeutes du mois de mars au Tibet et dans les provinces voisines.

On parlera donc d'abord et avant tout de la situation sur place : "les émissaires s'occuperont du dossier urgent de la crise actuelle dans les régions tibétaines", a bien précisé le porte-parole tibétain. Mais le dalaï lama entend visiblement profiter de cette première rencontre pour évoquer l'avenir : ses deux représentants "offriront des suggestions destinées à apporter la paix dans la région, et puisque le pouvoir chinois a fait part publiquement, ainsi qu'auprès de gouvernements étrangers, de sa disposition à poursuivre le dialogue, les émissaires aborderont la question d'une avancée du processus (politique) afin de trouver une solution qui bénéficie aux deux parties".


# Posté le samedi 03 mai 2008 17:19

Emeutes à Lhassa: 30 condamnations, Pékin appelle le dalaï lama au dialogue

Emeutes à Lhassa: 30 condamnations, Pékin appelle le dalaï lama au dialogue
Emeutes à Lhassa: 30 condamnations, Pékin appelle le dalaï lama au dialogue

La Chine a prononcé mardi les premières condamnations, allant jusqu'à la prison à vie, contre 30 personnes impliquées en mars dans les émeutes meurtrières de Lhassa, la capitale du Tibet.

Alors que Pékin organise mercredi des festivités à 100 jours des jeux Olympiques du mois d'août, la Chine a appelé le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains, à saisir l'opportunité du dialogue qu'elle lui a offert et à prendre des mesures pour "mettre fin" aux violences avant les JO.

"Nous espérons que le dalaï lama puisse chérir cette opportunité, reconnaisse les faits et change sa position en prenant des mesures concrètes pour mettre fin aux actes de violence et tentatives de saboter les jeux Olympiques", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.

Pékin accuse le dalaï lama, qui vit en exil en Inde, d'avoir fomenté les émeutes du mois de mars au Tibet, dans le but de "saboter" les JO. Le leader tibétain a rejeté ces accusations.

Après ces émeutes, la police chinoise avait annoncé 400 arrestations.

Un tribunal de Lhassa a prononcé mardi ses premières condamnations, allant de trois ans de prison à la détention à vie, contre 30 accusés reconnus coupables d'incendie volontaire, pillage, attaques contre des institutions de l'Etat, vols et incitation à la violence, selon la télévision d'Etat CCTV.

La télévision a diffusé des images des accusés, portant des vestes orange, marchant dans la salle d'audience, chacun escorté de deux gardiens, puis se tenant debout devant le juge pour écouter le verdict.

La Chine a accusé les émeutiers tibétains d'avoir tué 18 civils et un policier et blessé 382 civils et 241 policiers lors des émeutes de Lhassa. Un second policier avait été tué dans une autre région.

Selon les autorités chinoises, les émeutiers ont incendié sept écoles, cinq hôpitaux et 120 habitations et pillé 908 magasins, pour des dégâts évalués à plus de 244 millions de yuans (plus de 22 millions d'euros).

Les manifestations anti-chinoises avaient démarré le 10 mars à Lhassa, avant de dégénérer le 14 mars, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine.

Mardi, les dirigeants tibétains en exil ont donné leur nouveau bilan, affirmant qu'au moins 203 personnes avaient été tuées, un millier blessées et 5.175 arrêtées depuis le 10 mars.

La répression de ces émeutes a entraîné des manifestations de défenseurs des droits de l'Homme et organisations pro-tibétaines au passage de la flamme olympique à travers le monde, parfois accompagnées de violences comme à Paris le 7 avril.

La flamme passait mardi par Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, où le parcours de plus de dix kilomètres a été placé sous sécurité renforcée

Le Vietnam, allié idéologique de la Chine, semblait cependant avoir réussi à neutraliser les manifestations antichinoises annoncées en procédant, selon des groupes dissidents, à des interpellations à l'approche de l'événement.

La torche a été saluée par des milliers de spectateurs, agitant des drapeaux chinois ou des jeux Olympiques.

Dimanche, des heurts isolés entre manifestants pro et anti-chinois avaient marqué l'étape en Corée du Sud.

Pékin a défendu mardi l'attitude des étudiants chinois dans les rues de Séoul, affirmant qu'ils ont "défendu la dignité de la torche olympique" et admettant tout au plus "quelques actions radicales".

Le Premier ministre sud-coréen Han Seung-Soo venait de dénoncer des actes de violence qui rendent nécessaires selon lui "des mesures judiciaires et diplomatiques".

Depuis les troubles du mois de mars, l'Union européenne et les Etats-Unis ont appelé à un dialogue avec le dalaï lama.

Vendredi, la Chine avait proposé de rencontrer un représentant privé du dalaï lama pour relancer le dialogue, interrompu à l'été 2007, afin d'aider à résoudre la crise au Tibet.

Interrogée mardi sur le calendrier, Mme Jiang a répondu: "A ma connaissance, les détails de la consultation doivent encore être discutés".

Le dalaï lama avait salué cette offre de dialogue, mais avait réclamé des "discussions sérieuses" avec Pékin.

Dernier Actualise: Mardi, 29 Avril 2008, 15:06 GMT
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# Posté le samedi 03 mai 2008 17:33

Destruction du portrait du Dalaï Lama pourtant relativement toléré dans l'est du Tibet.

Destruction du portrait du Dalaï Lama pourtant relativement toléré dans l'est du Tibet.
Destruction du portrait du Dalaï Lama pourtant relativement toléré dans l'est du Tibet.

Photo du 14ème Dalaï-lama au monastère de Kirti, comté de Ngaba, Préfecture Autonome Tibétaine (PAT) de Ngaba, dans la province du Sichuan, détruite par les autorités gouvernementales lors d'une descente dans le monastère en Avril 2008. Le monastère de Kirti est au centre de la vague de protestations dans l'est du Tibet, lorsque des laïcs et des écoliers se joignent aux moines, le 16 Mars, dans une manifestation d'envergure, appelant à un Tibet libre, sous la parade de drapeaux tibétains et de photographies du Dalaï-lama.

Lors de cette dernière semaine, les arrestations massives des moines se sont poursuivies, et plusieurs autres monastères ont été enserrés par des forces armées pendant qu'une vigoureuse campagne d'éducation patriotique, menée sur le plateau tibétain amplifie l'agitation générale. Alors que les exactions s'intensifient, des comptes-rendus du CIT nous rapportent le suicide, à plusieurs endroits, de moines protestant contre une politique intransigeante ou désespérés face au climat de crainte régnant dans le pays. De nouvelles images publiées sur le site du CIT montrent des photos du Dalaï-lama et d'autres grands maîtres religieux, aux visages éraflés par les militaires et officiels. D'autres rapports affirment que des autorités auraient piétiné des photographies du chef religieux tibétain.

# Posté le samedi 03 mai 2008 17:53

Tibet: début des discussions entre émissaires du dalaï lama et responsables chinois

Tibet: début des discussions entre émissaires du dalaï lama et responsables chinois

Les discussions entre les deux émissaires du dalaï lama et des responsables chinois sur la crise au Tibet ont débuté dimanche à Shenzhen (sud de la Chine), a affirmé le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil.

"Les discussions ont débuté ce matin. Ils (les émissaires) reviendront mardi ou mercredi", a indiqué Samdhong Rinpoche depuis Dharamsala (nord de l'Inde).

La teneur de l'entrevue ne sera connue "qu'après leur retour", a-t-il dit.

Le président chinois Hu Jintao a souhaité dimanche que les discussions entre les émissaires du dalaï lama et des responsables chinois sur la crise au Tibet aboutissent à des "résultats positifs", près de deux mois après les émeutes meurtrières dans la province autonome chinoise.

"J'espère que des résultats positifs sortiront de cette rencontre", a dit le président chinois, cité par l'agence de presse japonaise Jiji, à la veille d'une visite officielle au Japon, du 6 au 10 mai, la deuxième de l'histoire pour un chef d'Etat chinois et la première depuis dix ans.

Les deux émissaires du dalaï lama, Lodi Gyaltsen Gyari et Kelsang Gyaltsen, rencontrent à huis clos des responsables chinois dans la ville de Shenzhen (sud de la Chine) pour des entretiens "informels" sur la crise tibétaine.

Pékin a offert le mois dernier de rouvrir le dialogue avec des représentants du dalaï lama, après une série de manifestations dans le monde contre la répression chinoise au Tibet qui ont perturbé le passage de la flamme olympique et donné une image désastreuse du régime à quelques semaines des jeux Olympiques de Pékin.

Les manifestations anti-chinoises avaient démarré le 10 mars à Lhassa, jour anniversaire de la révolte anti-chinoise de 1959, avant de dégénérer le 14 mars, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine. Plus de 200 personnes y ont trouvé la mort, selon le gouvernement tibétain en exil alors que Pékin accuse des "émeutiers" tibétains d'avoir tué 18 civils et deux policiers.

Ce signe apparent d'ouverture émanant du plus haut dirigeant chinois tranche avec les diatribes martiales de la presse chinoise contre le dignitaire tibétain et sa "clique" accusés de vouloir saboter les jeux Olympiques

Tant que la clique du dalaï lama existera, notre lutte ne cessera pas. Nous devons renforcer notre vigilance et ne pas baisser la garde", dénonçait encore samedi le Quotidien du Tibet, voix officielle des autorités chinoises dans la région autonome du Tibet.

Le voyage des émissaires constitue la première rencontre --connue et rendue publique-- entre des responsables chinois et des représentants du dalaï lama depuis dix mois.

Les exilés tibétains et Pékin négociaient officiellement depuis 2002.

Mais la position des Chinois s'est "durcie" en 2006, selon le dalaï lama, et les derniers entretiens directs et officiels remontent à juin-juillet 2007.

Les pourparlers ne seront donc en aucun cas "un septième cycle de négociations, juste une consultation informelle", avait prévenu vendredi le Premier ministre tibétain en exil Samdhong Rinpoche.

"Il n'y aura pas de discussions sur les questions fondamentales touchant aux relations Chine-Tibet (...). Les conditions pour ce faire n'étant pas réunies en raison de la situation actuelle au Tibet", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse samedi soir à Dharamsala.

Dimanche le porte-parole du gouvernement en exil, Thubten Samphel a estimé que la priorité était "la fin de la répression et la levée des restrictions visant les Tibétains".

Le président américain George W. Bush avait salué jeudi l'offre de dialogue de la Chine mais en plaidant pour un dialogue "substantiel" susceptible d'apaiser les inquiétudes "légitimes" des Tibétains.

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# Posté le dimanche 04 mai 2008 10:46

La torche olympique a atteint le sommet de l'Everest

La torche olympique a atteint le sommet de l'Everest
La torche olympique a atteint le sommet de l'Everest

La torche olympique a atteint jeudi le sommet de l'Everest, à trois des mois des JO, une première historique célébrée par Pékin après un parcours chaotique de la flamme qui a parfois mis la Chine dans l'embarras.

Le dernier porteur de la torche, spécialement conçue pour la haute altitude, la Tibétaine Cering Wangmo, a atteint à 09H18 (01H18 GMT) le sommet le plus élevé du monde (8.848 m), provoquant des célébrations en Chine mais aussi des critiques à l'étranger de la part des militants pro-tibétains.

Une douzaine d'alpinistes, dans leurs combinaisons ornées du logo "Pékin 2008", ont célébré l'ascension devant la caméra de la télévision chinoise, lançant des "Pékin vous accueille!" ou "Nous sommes sur le toit du monde!".

Malgré le vent et une température de moins 30 degrés Celsius, la torche spéciale est restée allumée, a assuré l'agence Chine Nouvelle. La torche avait été allumée 40 mètres avant le sommet par un des alpinistes qui avait sorti de son sac à dos une boîte enfermant la flamme. L'équipe avait débuté l'ascension vers le sommet à 03Hh00 (19H00 GMT mercredi), a indiqué l'agence Chine Nouvelle. L'un des cinq derniers porteurs de la torche -- quatre Tibétains et un Han, ethnie majoritaire en Chine -- avait lancé "Un seul monde, un seul rêve" en prenant le relais, le slogan officiel des jeux Olympiques de Pékin en août.

La flamme était arrivée le 27 avril au camp de base de l'Everest, mais de mauvaises conditions météorologiques avaient retardé l'ascension.

La crise au Tibet et dans les régions environnantes du mois de mars n'avait pas fait changer le projet de faire passer la torche sur le "Toit du monde", l'un des moments forts du relais de la torche en Chine. Il s'agit d'une flamme distincte de celle qui parcourt actuellement la Chine après être passée par une vingtaine de pays à l'étranger, parfois de manière houleuse, comme à Paris, en raison de manifestations de pro-Tibétains et de militants des droits de l'Homme.

La torche olympique sur l'Everest a suscité des protestations des militants pro-tibétains, qui dénoncent la répression après le début des émeutes au Tibet en mars. "La Chine a fait du Tibet un thème central de sa propagande olympique", a estimé Matt Whitticase, porte-parole de l'organisation "Campagne pour un Tibet libre", basée à Londres. "En hissant la torche par le versant tibétain de l'Everest, la Chine marque clairement ses revendications de souveraineté sur le Tibet, qui sont sans fondement. C'est une politisation évidente des jeux Olympiques par le pays hôte", a-t-il dénoncé

Les médias officiels, eux, ont profité de l'occasion pour vanter l'unité du pays avec le Tibet moins de deux mois après les troubles dans la région. Les reportages ont souligné la présence au sein de l'équipe d'alpinistes de Tibétains et de Han, l'ethnie majoritaire en Chine.

Pour éviter toute manifestation de militants pro-tibétains après les troubles de mars, la Chine avait déployé des forces de l'ordre dans la zone et interdit toute autre expédition, comme au Népal voisin, où le versant sud a été fermé. Cette ascension survient quelques jours après une rencontre dans le sud de la Chine entre des émissaires du dalaï lama et les autorités chinoises, la première --connue et rendue publique-- entre les deux parties en près d'un an et après des semaines de pressions internationales sur Pékin.

Dernier Actualise: Jeudi, 8 Mai 2008, 08:36 GMT

# Posté le vendredi 09 mai 2008 04:17